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Tome II.
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330
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MITHRID ÀTE.

33‘d

Vivez ; et permettez que dans tous mes malheursJe puisse à votre amour ne coûter que des pleurs,

MON IME.

Ah ! je vous ai perdu ï

x IPH ARÈS.

Généreuse Monime,

Ne vous imputez point le malheur qui m’opprime.Votre seule bonté n’est point ce qui me nuit :

Je suis un malheureux que le destin poursuit ;C’est lui qui m’a ravi l’amitié de mon père,

Qui le ht mon rival, qui révolta ma mère,

Et vient de susciter, dans ce moment affreux,

Un secret ennemi pour nous trahir tous deux.

M O N IME.

Hé quoi 1 cet ennemi vous l’ignorez encore ?

xipharès.

Pour surcroît de douleur, madame, je l’ignore.Heureux si je pouvois, avant que m’immoler,Percer le traître cœur qui m’a pu déceler IMONIME.

Hé bien, seigneur, il faut vous le faire connoître.î?e cherchez point ailleurs cet ennemi, ce traître jFrappez : aucun respect ne vous doit retenir.

J’ai tout fait, et c’est moi que vous devez punir,

XIPHARÈS.

Vous!

MONIME.

Ah I si vous saviez, prince, avec quelle adresseLe cruel est venu surprendre 111a tendresse !