ACTE IV, SCÈNE ri. 33g
De mille affreux périls ils se forment l’image :
Les uns avec transport embrassent le rivage ;
Les autres, qui partoient, s’élancent dans les flots,
Ou présentent leurs dards aux yeux des matelots.
Le désordre est par-tout; et, loin de nous entendre,
Ils demandent la paix, et parlent de se rendre.
Pharnace est à leur tête ; et, flattant leurs souhaits .
De la part des Romains il leur promet la paix.
MITHRIDÀTE.
Ali, le traître î Courez : qu’on appelle son frère ;
Qu’il me suive, qu’il vienne au secours de son père.
A R BATE.
J’ignore son dessein; mais un soudain transportL’a déjà fait descendre et courir vers le port ;
Et l’on dit que suivi d’un gros d’amis fidèlesOn l’a vu se mêler au milieu des rebelles.
C’est tout ce que j'en sais.
r,l ITllRIO -V T E.
Alt! qu’est-ce que j’entends!Perfides, ma vengeance a tardé trop long-temps !
Mais je ne vous crains point : malgré leur insolence,
Les mutins n’oseroient soutenir ma présence.
Je ne veux que les voir ; je ne veux qu’à leurs jeuxImmoler de ma main deux fils audacieux.