MITHRID AT E.
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«
A fo fin je respire; et i.e ciel me délivreDes secours importuns qui me forçoient de vivre.Maîtresse de moi-même, il veut bien qu’une foisJe puisse de mon sort disposer à mon choix.
p H OE D IM E.
Hélas !
J10NIME.
Retiens tes cris, et par d’indignes larmesDe cet heureux moment ne trouble point les charmes.Si tu m’aimois, Phœdime, il falloit me pleurerQuand d’un titre funeste on me vint honorer,
Et lorsque, m'arrachant du doux sein de la Grèce,Dons ce climat barbare on traîna ta maîtresse.Retourne maintenant chez ces peuples heureux;
Et si mon nom encor s’est conservé chez eux,
Dis-leur ce que tu vois, et de toute ma gloire,Phœdime, conte-leur la malheureuse histoire.
Et toi, qui de ce cœur, dont tu fus adoré,
Par un jaloux destin fus toujours séparé,
Héros, ayec qui même en terminant ma vieJe n’ose en un tombeau demander d’être unie,
Reçois ce sacrifice; et puisse, en ce moment,
Ce poison expier le sang de mon amant!