OE U y R E S DIVERSES. 113
Saint-Cyvan, et, ayant conçu pour ses grandstalents et pour sa vertu l’estime.que tous ceux quile connoissoient ne pouvoientlui refuser, il ne futpas plus tôt en laveur, qu’il songea à l'élever auxpremières dignités de l’église. Il le fit pressentirsur l’évêché de Baïonne qu’il lui destinoit, et quiétoit le pays de sa naissance. Mais son extrêmehumilité, et cette espèce de sainte horreur qu’il euttoute sa vie pour les sublimes fonctions de l’épis-copat, l’empêchèrent d’accepter cette offre. Ce futle premier sujet de mécontentement que ce minis-tre eut contre lui.
Sou second crime à son égfird fut de passerpour n approuver pas la doctrine que ce cardiualavoit enseignée dans son catéchisme de Ltiçontouchant l’atlrition, formée par la seule crainte despeines,qu’il prétendoitsudire pour la justificationdanslesacrement. Cen’est pas que l’abbé de Saint-Cyran fût jamais entré dans aucune discussionsur cette matière; mais il ne laissoit pas igno-rer qu'il étoit persuadé que, saus aimer Dieu, lepécheur ne pouvoit être justilié. Outre que le car-dinal se piquoit encore plus d’être graud théolo-gien que grand politique , il étoit si dangereux dele contredire suvoepointparticulier dei’attritiou,que le père Seguenot de l’Oratoire fut mis à laBastille pour avoir soutenu la nécessité de 1 «amourde Dieu dans la pénitence, et que ce fut aussi, àce qu’on prétend , pour le même sujet que le pçreCaussin, confesseur du roi, fut disgracié.
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