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Tome IV.
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OEÜ V K ES D I V ER SES.

tenant civil étoit venu clans la maison de Paris, etles ordres qu'il y avoit apportés. Elle se mit aus-si lot à réciter le Te Deum avec les sœurs qui i’ac-compaguoient dans le carrosse, leur disant qu'ilfalloit remercier Dieu de tout et en tout temps.Elle arriva avec cette tranquillité dans la maison;et comme elle vit des religieuses qui plenroient:«Quoi! dit-elle, mes filles, je pense que l’onpleuve ici Et où est votre foi ? » Cette grande fer-meté cependant n empêcha pas que les jours sui-vants ses entrailles ne fussent émues lorsqu’ellevit sortir toutes ces pauvres filles qu’on venoit en-lever les unes après les autres , et qui , commed’innocents agneaux, perçoient le ciel de leurscris en venant prendre congé d’elle et lui de-mander sa bénédiction. 11 y en eut trois , entreautres, pour qui elle se sentoît particulièrementattendrir : c etoient mesdemoiselles de Luynes etmademoiselle de Bagnols. Elle les avoit élevéestoutes trois presque au sortir du berceau , et nepouvoit oublier avec quels sentiments de piétéleurs parents, qui avoient fait beaucoup de bien àla maison, les lui avoient autrefois recommandéespour en faire des offrandes dignes d’ètve consacréesà Dieu dans son monastère. Elles étoient sur lepoint de prendre Tbabit , et attendoient ce jouravec beaucoup d’impatience.

L’heure étant venue qu’il falloit qu elles sor-tissent , la mère Angélique, qui sentit son cœur sedéchirer à cette séparation , et que sa fermeté coin-