OEUVRES DIVERSES,qu’k elle dans tout ce qui leur arvivoit. Elle ctoitde toutes les processions qu’on faisoît alors pourimplorer la miséricorde de Dieu.
La dernière où elle assista, ce fut à celle pourles sept novices , afin qu’il plût à Dieu d’exaucerles prières qu’elles loi faisoient pour demeurerdans la maison. On lui donna à porter une reliquede la vraie croix , et elle y alla nu-pieds commetoutes les autres religieuses : elle se traîna commeelle le put le long des cloîtres, dont on faisoit letour ; mais,eu rentrant du cloître dans le chœur,elle tomba eu foiblcsse, et il fallut la reporter danssa chambre et dans son lit, d’où elle ne se relevaplus. II lui prit une fort grande oppression accom-pagnée de fièvre; et cette oppression, qui étoit con-tinuelle , avoit des accès si violents, qu’on cro^oità tout moment qu’elle aîloit mourir : en telle sorteque, dans l’espace de deux mois, on fut obligé delui apporter trois fois le saint viatique.
Mais la plus rude de toutes les épreuves , tantpour elle que pour toute la commuuauté, ce futl'éloignement de M. Singlin et des autres confes-seurs , du nombre desquels étoit M. de Saey et ?»I.de Sainte-Marthe, deux des plus saints prêtresqui fussent alors dans l’église. 11 y avoit plus devingt ans que la mère Angélique se confcssoit àM. de Singliu ; et Kon peut dire qu’après Dieu elleavoit remis en lui toute l’espérance de son salut.On peut juger combien il lui fut sensible d êtreprivée de ses» lumières et de ses consolations dans