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Tome IV.
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OEUVRES DIVERSES. zt 9

La mère Angélique dicta cette lettre à plusieursreprises , étant interrompue presque à chaqueligne par des syncopesct des convulsions violentesque causoit sa maladie. La lettre étant écrite, ellene voulut plus entendre parler d’aucune affaire, etne songea plus qu’à l'éternité. Bien qu’elle eûtpassé sa vie dans des exercices continuels de péni-tence , et n’eût jamais fait autre chose que de tra-vailler à son salut et à celui des autres, elle étoitsi pénétrée de la sainteté infinie de Dieu et de sapropre indignité, qu’elle ne pouvoit penser sansfrayeur au moment terrible où elle comparoîtroitdevant lui. La sainte confiance qu’elle avoit en samiséricorde gagna enfin le dessus. Son extrêmehumilité la rendit fort attentive, dans les derniersjours de sa vio, à ne rien dire et à ne rien faire detrop remarquable, ni qui donnât occasion de par-ler d’elle avec estime après sa mort. Et sur cequ’on lui représentoit un jour que lanière Marie desAnges, qu’elle estimoit, et qui étoit morte il yavoit trois ans, avoit dit, avant que de mourir,beaucoup de choses dont on se souvenoit avec édi-fication, elle répondit brusquement: « Cette mèreétoit fort simple et fort humble, et moi je 11ele suis pas. »

Quelques semaines avant sa mort s£s oppressionsdiminuèrent beaucoup, ét on la crut presque horsde péril ; mais bientôt les jambes lui enflèrent etensuite tout Je corps, cttous ses maux Furent chan-gés en une hvdropisie oui fut jugée sans remède.