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OE U V R t S DIVERSES.
Le bruit de sa mort s étant répandu , et soncorps ayant été le lendemain ,, vers le soir, exposéà la grille, selon la coutume, l’église fut en unmoment pleine d'une foule de peuples, (pii ve-noient bien moins en intention de prier Dieu pourelle que de se recommander à ses prières ; iis deman-doient tous avec instance qu’on lit toucher à cettemère , les uns leur chapelet et leurs médailles, lesautres leurs heures, quelques uns meme leurs mou-choirs , qu’ils présentoient tout trempés de leurslarmes. On en fit d’abord quelque difficulté ; maisne pouvant résister à leur empressement, deuxsoeurs ne firent autre chose tout ce soir, et le len-demain depuis le point du jour jusqu’à son enter*rement, que de recevoir et de rendre ce que l’onpassoit; et l’on voyolt ce peuple baiser avec trans-port les choses qu’on leur rendoit, l’appelant, lesuns,leur bonne mère, les autres la mère des pau-vres. Il n’y eut pas jusqu’aux ecclésiastiques quientrèrent pour l’enterrer qui ne purent s’empê-cher, quoiqu'ils ne fussent point de la maison , delui baiser les mains comme celles d’une sainte. Dieua bien voulu confirmer sa sainteté par plusieursmiracles \ et l'on en pourvoit rapporter un grandnombre, sans le soin particulier que les religieusesde Port-Royal ont toujours eu , non seulement decacher le plus qu elles peuvent leur vie austère etpénitente aux yeux des hommes, mais de leur dé-rober meme la connoissance des merveilles que Dieu
a opérées de temps cm temps dans leur monastère.