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OEUVRES DIVERSES. afrcomme d’abus. Elles l’obtinrent en effet, et le fi-rent signifier à M. l’archevêque, qui fut assigné àcomparoir au parlement. Il ne fut pas difficile à ceprélat, comme on peut penser, d’évoquer toutecette affaire au conseil, où il les fit assigner elles-mêmes. Mais comment auroient-elles pu se dé-fendre ? Il y avoit des ordres très sévères pour leurinterdire toute communication avec les personnesdu dehors, et on mit même à la Bastille un trèshonnête homme, qui, depuis plusieurs années,prenoit soin par pure charité de leurs affaires tem-porelles. Ainsi il ne leur restoit d’autre parti quecelui de souffrir et de prier Dieu. Il arriva néan-moins que sans leur participation quelques copiesde leurs procès-verbaux tombèrent entre les mainsde quelques personnes, et bientôt furent renduespubliques. Ce fut une très sensiblé mortificationpour M. l’archevêque : en effet, rien ne pouvoitlui être plus désagréable que de voir ainsi révélertout ce qui s’étoit passé en ces occasions. Commeil n’y eut jamais d’homme moins maître de luiquand il étoit une fois en colère , et que d’ailleursil n’avoit pas cru devoir être beaucoup sur sesgardes en traitant avec de pauvres religieuses quiétoient à sa merci , et qu’il pouvoit pour ainsidire écraser d’un seul mot, il lui étoit échappédans ces deux visites beaucoup de paroles trèsbasses et très peu convenables à la dignité d unarchevêque , et même très puériles , dont il nesetoit pas souvenu une heure après ; tellement