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PRÉFACE
il le prononça d'une voix si basse, que M. Col-bert , qui étoit venu pour l’entendre, n’en en-tendit rien. » Mémoires sur la vie de JeanRacine, pag. iqo.
Ce sentiment de défiance,' qui fera toujourshonneur à la mémoire de ce célèbre tragique,n'empêcha pas , dans une autre circonstance,qu'on n’applaudît avec transport à la réponseque fitïlacine, en qualité de directeur de l’aca-démie françoise, au discours de M. l’abbéColbert, qui fut reçu dans cette compagnie àla place de feu M. Esprit, le 3 o octobre 1678.
Le triomphe cependant que remporta danscette occasion cet illustre poète sur les per-sonnes qui n’avoient pas une grande idée de sestalents en prose, n’égala pas les applaudisse-ments que lui mérita, six ans après, le discoursqu’il fit à la réception de Thomas Corneille etde M. Bergeret, qui vinrent s’asseoir à l’aca-démie françoise (le 2 janvier i 685 ) auxplacesde Pierre Corneille et deM. de Cordemoy, mortsles 1 et 8 octobre 1684.
C’étoit assurément au rival du grand Cor-