DISCOURS
BROHOKÇÉ
A L’ACADEMIE FRANÇOISE,
À la réception de M. l'abbé CoiBEnr,le 3 q octobre 1678.
Monsieur ,
Il m’est sans doute très honorable de me voir hla tête de cette célèbre compagnie; et je doisbeaucoup au hasard de m'avoir mis dans une placeoù le mérite ne m’auroit jamais élevé. Mais cet hon-neur, si grand par lui-même, me devient, jel'avoue, encore plus considérable quand je songeque la première fonction que j’ai à faire dans laplace où je suis c’est de vous expliquer les senti-ments que l'académie a pour vous.
Vous croyez lui devoir des remercîmcnts pourl’honneur que vous dites qu’elle vous a fait; maiselle a aussi des grâces à vous rendre: elle, vous estobligée, non seulement de l’honneur que vous luifaites, mais encore de celui que vous avez déjà fait3 tome la république des lettres.