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Tome IV.
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36$ ŒUVRES DIVERSES,on commença à cuire le pain dans le camp pour lasubsistance des deux armées.

Ce fut vers ce temps-là que plusieurs dames dequalité de la province, qui s etoient réfugiées dansKamur, et plusieurs des dames mêmes de la ville,firent demander par un trompette la permissiond’en sortir; ce qu’on ne jugea pas à propos deleur accorder^ Mais ces pauvres dames se confiantà la générosité du roi, et la peur des bombes l’em-portant en elles sur toute autre considération,elles sortirent à pied parla porte du château, sui-vies seulement-de quelques unes de leurs femmesqui portoient leurs hardes et leurs enfants, et seprésentèrent à la garde prochaine. Les soldats lesmenèrent d’abord à la Blanche-Maison , près desponts qu’on avoit fails*sur la Sambre, d’où le roi,qui eut pitié d’elles, et qui les fit traiter favora-blement, les fit conduire le lendemain à l'abbayede Malogne, et de là à Philippevilie

Vingt mille pionniers , commandés dans lesprovinces eonquises, étant arrivés alors à l’armée,ils furent aussitôt employés aux lignes de circon-vallation , aux abattis de bois, et aux réparation:des chemins.

Les assiégés avoient encore quelque infanteriedans les bois, au-dessus des moulins à papier deSaint - Servais ; mais le roi ayant ordonné qu’onl’en chassât, elle ne tint point, et se renferma fortvite dans la ville.

La garnison étoit de neuf mille deux cent