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Tome V.
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ia LETTRES DE RACINE

tenir; de meme qu'il me seroit bien difficile d’at-tendre après la digestion de mon souper, si je metrouvois à la première nuit de mes noces. Je nesuis pas assez patient pour observertant de forma-lités. Cela est pitoyable de se priver d’un entretienpour trois ou quatre ratures. Mais M. Vjtart monteà cheval, et il faut que je parte avec lui; je vousécrirai plus au long une autre fois. Vale et vive .

LETTRE III.

A U M Ê M E.

Paris, i3 septembre x60o.

Pourquoi ne voulez-vous plus me venir voir, etaimez-vous mieux me parler par lettres? N’est-cepoint que vous vous imaginez que vous en aurezplus d’autorité sur moi, et que vous en conser-verez mieux la majesté de l’empire ? Major ètonginquo reverenlia. Croyez-moi, monsieur, iln'est pas besoin de cette politique : vos raisonssont trop lionnes d elles-mêmes, sans être appuyéesde ces secours étrangers, Votre présence me seroitplus utile que votre absence; car l’ode, étantpresque imprimée, vos avis arriveront trop tard.

Elle a été montrée à M. Chapelain : il a marquéquelques changements à faire, je les ai faits, etj étois très embarrassé pour savoir si ces change-ments n’étoient point eux-mêmes à changer. Je