ET DE BOILEAU.
t5g
puis que je suis ici, et que je ne crois pas qui soitsuivi d'aucun autre. Ceux que Moreau a mis enmusique ont extrêmement plu : il est ici, et le roidoit les lui entendre clianter au premier jour.Prenez la peine de lire le septième chapitre de laSagesse, d'où ces derniers vers ont été tirés : je neles donnerai point qu'ils n’aient passé par vosmains ; mais vous me ferez plaisir de me les ren-voyer le plus tôt que vous pourrez. Je voudroishien qu’on ne m’eût point engagé dans un em-barras de cette nature; mais j’espère m'en tirer, ensubstituant à ma place ce M. Bardon que vousavez vu à Paris.
Vous savez bien, sans doute ,que les'Allemandsont repassé le Rhin, et même avec quelque espècede honte. On dit qu'on leur a tué ou pris sept àhuit cents hommes, et qu’ils ont abandonné troispièces de canon.
11 est venu une lettre à Madame, par laquelleon lui mande que le Rhin s’étoit débordé tout àcoup, et que près de quatre mille Allemands ontété noyés; mais au moment que je vous écris, leroi n’a point encore reçu de confirmation de cettenouvelle.
On dit que milord Barclay est devant Calaispour le bombarder : M. le maréchal de Villerois'est jeté dedans. Voilà toutes les nouvelles de laguerre. Si vous voulez, je vous en dirai d'autresde moindre conséquence.
M. de Toureil est venu ici présenter le diction-naire de l'académie au roi et à la veine d’Anglc-