ET DE BOILEAU. 187
temps est fâcheux; et quand je songe aux chagrinsqu'il m’a déjà causés, je voudrois presque 11'avoirjamais pensé à ce bénéfice pour mon frère ; je n’au-rois pas la douleur de voir que vous vous soyezpeut-être donné tant de peine si inutilement. Necroyez pas toutefois, quoiqu’il puisse arriver, quecela diminue en moi le sentiment des obligationsque je vous ai. Je sens bien qu’il n’y a qu’uneétoile bizarre et infortunée qui pût empêcher lesuccès, d’une affaire si bien conduite, et où vousavez également signalé votre prudence et votreamitié.
Je vous ai mandé par ma dernière lettre ce queM. de Pontchartrain avoit répondu à M. l’abbéRenaudot touchant nos ordonnances , comme ila fait de la distinction entre les raisons que vousaviez de le presser et celles que j’avois d’attendre.
Je ne doute point,monsieur,que vous ne soyc?àla veille de quelque grand et heureux évènement:et,si je ne me trompe, le roi va faire la plus triom-phante campagne qu’il ait jamais faite. 11 feragrand plaisir à M. de La Chapelle., qui, si nousPeu voulions croire, nous engageroit déjà à ima-giner une médaille sur la prise de Bruxelles, don tje suis persuadé qu’il a déjà fait le type en lui-même.
Vous m’avez fort réjoui de me mander la partqu’a madame de Maintenon dans notre affaire, .lene manquerai pas de me donner l’honneur de luiccvire; mais il faut auparavant que notre embarras