ET DE BOILEAU.
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LETTRE XXXVI.
A BOILEAU.
Geinblours, 9 juin {693.
J’avois commencé une grande lettre où je pré-tendois vous dire mon sentiment sur quelques en-droits des stances * que vous m’avez envoyées:mais comme j’aurai le plaisir de vous revoir bien-tôt , puisque nous nous en retournons à Paris ,j’aimo mieux attendre à vous dire de vive voixtout ce que j’avoîs à vous mander. Je vous diraiseulement en un mot que les stances m’ont parutrès belles et très dignes do celles qui les précè-dent , à quelque peu de répétitions près, dontvous vous êtes aperçu vous-même.
Le roi lait un grand détachement de ses armées,et l’envoie en Allemagne avec Monseigneur. Il ajugé qu’il falloit profiter de ce côté-là d’un com-mencement de campagne qui paroît si favorable,d’autant plus que le prince d’Orange s’opiniâtrantà demeurer sous de grosses places et derrière descanaux et des rivières, la guerre auvoit pu devenirici fort lente, et peut-être moins utile que ce qu’onpeut faire au-delà du Rhin.
* Quelques stances de l’ode sur la prise de Namur.