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Tome V.
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ET DE BOILEAU, 207

point encore rencontré M. de Meaux , quoiqu'ilsoit ici ; mais je ne vais guère aux heures où il vachez le roi, c'est-à-dire au lever et au coucher:d'ailleurs la pluie, presque continuelle, empêchequ’on ne se promène dans les cours et dans lesjardins, qui sont les endroits où l'on a coutumede se rencontrer. Je sais seulement qu'il a présenteau roi l’ordonnance de M, l'archevêque de Reims:elle m’a paru très forte , et il y explique très net-tement la doctrine qu’il condamne. Votre épîtrene peut qu'être très hien reçue; et il me sembleque vous n’avez rien perdu pour attendre , etquelle paroîtra fort à propos.

On aeu lanouvelle aujourd'hui que M. le princede Conti étoit arrivé en Pologne •; mais on n'ensait pas davantage, n’y ayant point encore de cour-rier qui soit venu de sa part. M. l’abbé Renaudotvous en dira plus que je 11e saurois vous en écrire.

Je n'ai pas fort avancé le mémoire dont vousme parlez. Je crains même d’être entré dans desdétails qui l’alongeront bien plus que je necroyois. D’ailleurs,, vous savez la dissipation de cepays-ci. Pour m'achever, j'ai ma seconde fille àMelun, qui prendra l’habit dans huit jours.'J'aifait deux voyages pour essayer de la détourner de

1 II venoit d’être élu roi de Pologne, mais il fut obligéde revenir en France au commencement de l’année 1698:l’électeur de Saxe ayant été e’iu par un autre parti luienleva la couronne.