A SON FILS. *3;
Le sermon du père de La Hue Fait ici un fortgrand bruit, aussi-bien qu’au pays ou vous êtes;et l’on dit qu'il a parlé avec beaucoup de véhémencecontre.les opinions nouvelles du quiétisme: maison ne m’a rien pu dire de précis de ce sermon, etj’ai grande envie de voir quelqu’un qui l’ait en-tendu. L’amitié qu’a pour moi M. de Cambrai neme permet pas d’être indifférent sur ce qui le re-garde, et je souhaiterois de tout mon cœur qu’unprélat do cette vertu et de ce mérite n’eut pointfait un livre 1 qui lui attire tant de chagrins.
J’ai vu votre sœur, dont on est très content auxcarmélites , et qui témoigne une grande envie des’y consacrer à Dieu. Votre sœur Nanettc nousaccable tous les jours de lettres pour nous obligerde consentir à la laisser entrer au noviciat. J’ai biendes grâces à vendre à Dieu d’avoir inspiré à vossœurs tant de ferveur pour son service et un sigrand désir de se sauver. Je voudrois de tout moncœur que de tels exemples vous touchassent assezpour vous donner envie d’être bon chrétien. Voiciun temps où vous voulez bien que je vous exhortepar toute la tendresse que j’ai pour vous à fairequelques réflexions un peu sérieuses sur la néces-sité qu’il y a de travailler à son salut à quelque
1 L’JZx pli cation des Maximes des Saints sur la viainférieure. Cet ouvrage de Fénelon renouvelait les erreursdu quiétisme.