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Tome V.
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stfa LETTRES DE RACINEvoyage ; j’irai la recevoir quand je serai à Paris,et je vous en tiendrai bon compte. Mandez-moibien franchement tous vos besoins.

.T’approuve au dernier point les sentiments oùvous êtes sur toutes les bontés de M. de Bonre-paux, et la résolution que vous avez prise de n’enpoint abuser. Témoignez à M. de Bonnac ma re-connoissance pour l’amitié dont il vous honore :son extrême honnêteté est un beau modèle pourvous , et je ne saurois assez louer Dieu de vousavoir procuré des amis de ce mérite. Vous avez euquelque raison d’attribuer l’heureux succès devotre voyage par un si mauvais temps aux prièresqu’on a faites pour vous : je compte les miennespour rien ; mais votre mère et vos petites sœurs ,prioient tous les jours Dieu qu’il vous préservât Ide tout accident; et on faisoit la même chose à IPort-Royal. Je doute que votre sœur puisse y de- jmeurer long - temps à cause de ses fiéquentesmigraines, et à cause qu’il y a si peu d’apparencequ’elle y puisse rester pour toute sa vie.

Je ne sais si vous savez que M. Corneille notreconfrère est mort 1 . Il s’étoit confié à un charlatan ,qui lui donnoit des drogues pour lui dissoudresa pierre : ces drogues lui ont mis le feu dans la jvessie; la fièvre l’a pris, et il est mort. Sa familledemande sa charge pour son petit-cousin, fils dece brave M. de Marsilly qui fut tué à Leuse , et

.Gentilhomme ordinaire, et parent de Corneille.