LETTRES DE RACINE
que neuf cents livres: on prétend même que c’estbeaucoup. Nous vous tiendrons compte de cettesomme ; et vous n’aure* qu’à- prier M. l'ambassa-deur de vous donner l’argent dont vous aurez be-soin , j’aurai soin de le donner aux personnes à-qui il me mandera de le donner. J’ai-achevé depayer ma charge, et nous avons remboursé madameQuînault : mais vous jugez bien que cela nous res-serre beaucoup dans nos affaires, et qu’il faut quenous vivions d’économie pour quelque temps.J’espère que vous nous aiderez-un peu en cela, etque vous ne songerez pas à nous faire des dépensesinutiles , tandis que nous nous retranchons sou-vent le nécessaire.
Vous êtes extrêmement obligé à M. de Bonnacde toùt le bien qu’il mande ici de-vous ; et tout ceque j'ai à souhaiter, c'est que vous souteniez, labonne opinion qu’il a conçue de vous. Vous meferez un sensible plaisir de lui demanderpour moiune place dans son amitié , et de lui témoignercombien je suis sensible à toutes ses bontés. Jecrois qu’il n’est pas besoin de vous exhorter à n’enpoint abuser; je vous ai toujours vu une grandeappréhension d’être à charge à personne, et c’estune des choses qui me plaisoient le plus en vous..
J’ai trouvé à Versailles un tiroir tout plein delivres, dont une partie étoit à moi, et l’autre vousappartient: je vous les souhaiterois tous à la Haye,à la réserve de deus^ou trois, qui en vérité^nevalent pas la reliure que vous leur avez donnée,