Band 
Tome V.
Seite
247
JPEG-Download
 

'À SON FILS. a4 7

devant vous, et vous n’avez qu’à imiter ce quevous voyez.

J’ai lu à M. Despréaux votre dernière lettre; ilen fut très content, et trouva que vous écriviez trèsnaturellement. Je lui montrai l’endroit où vousdites que vous parliez souvent de lui avec M. l’am-bassadeur^ et comme il est fort bon homme, celal’attendrit beaucoup, et lui fit dire beaucoup debien et de M. l’ambassadeur et de vous.

M. le comte d’Ayen a été fort mal d’une fluxionsur la poitrine ; il est mieux. Madame sa mère m’aparlé d’une dame qui est très fâchée que vousn’ayez pas fait un plus long séjour à Bruxelles-.Pour moi je ne me plains plus qu’il ait été ni troplong ni trop court; mais je voudrois seulementque vous y eussiez vu en passant un homme quiétoit du moins aussi digne de votre curiosité quetout ce que vous y avez vu.

Je revins il y a huit jours de Port-Royal,d’où j’avois résolu de ramener votre sœur; mais ilme fut impossible de lui persuader de revenir.Elle prétend avoir tout de bon renoncé au monde,et que si l’on ne reçoit plus de religieuse k Port-Royal , elle s’ira réfugier aux carmélites. On en esttrès content, et j’en suis aussi revenu tre9 édifié.Elle me demanda fort de vos nouvelles, et me ditqu’on avoit bien prié Dieu pour vous dans la mai-son. Adieu. Votre mère vous salue.