2 5| LETTRES DERACINEroi donne à mademoiselle d’Aubigné lmit centmille francs, outre cent mille francs en pierreries.Madame de Maintenon assure aussi à sa nièce sixcent mille francs. On donne à M. le comte d’Ajenles survivances des deux gouvernements, sanscompter des pensions. M, le maréchal de Noaülesassure quarante-cinq mille livres de rente à M. sonfils, et lui en donne présentement dix-huit mille.Voilà, Dieu merci, de grands biens; mais ce quej’estime plus que tout cela, c’est qu’il est fortsage et très digne de la grande fortune qu’on luifait. Adieu. Écrivez-moi souvent, et priez M. l’am-bassadeur de vouloir vous avertir une heure oudeux avant le départ de ses courriers quand il seraobligé tien envoyer; quand vous n'écririez quedix ou douze lignes, cela me fera toujours beau-coup de plaisir. Lionval a été un peu malade ; vospetites sœurs sont en bonne santé : votre mèrevous écrira dans deux jours. Assurez M. de Bonnacde toute la reconnoissance que j’ai pour l’amitiédont il vous honore. Je l’en remercierai moi-memeà la première occasion et lorsque j’aurai l’espritun peu plus tranquille que je ne l’ai.
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