258 LETTRES DE RACINEsimples et fort modestes quelle a retrouvés dtfhsson armoire, et il a fallu au moins lui promettrequ’on ne 1 obligeroit jamais à porter ni or ni ar-gent. Ou je me trompe, ou vous n’êtes pas tout-à-fait dans ces mêmes sentiments; et vous traitezpeut-être de grande foildesse d’esprit cette aver-sion quelle témoigne pour les ajustements etla parure , j’ajouterai même pour la dorure.Mais que cette petite réflexion que je fais ne vouseffraie point ; je sais aussi-bien compatira la petitevanité des jeunes gens, comme je sais admirer lamodestie de votre sœur. J’ai même prié M. l'am-bassadeur de vous faire avancer ce qui sera néces-saire pour un habit tel que vous eu aurez besoin,et je m'abandonne sans aucune répugnance àtout ce qu’il jugera à propos.
J’ai été charmé de l’éloge que vous me faites deM. de Bonnac , et de la noble émulation qu’il mesemble que son exemple vous inspire: ayez biensoin de lui témoigner combien je l’honore , etcombien je souhaite qu’il me compte au nombrede scs serviteurs. Votre petit frère est fort en-rhumé, aussi-bien que Madelon ; tous deux nefont que tousser. Fanchon ne se ressent plus desog accident, que M Fagon appelle un catarrhesuffocant. Votre mère et votre sœur se portentfort bien et voiis font leurs compliments. M. Des-préaux vous fait aussi les siens : il est à la joiede son Cœur depuis qu'il a vu son amour de Dieuimprimé ( en r6g8 ) avec de grands éloges dans