A' S ON FILS. ît33
afin que je commence un peu à me reposer et àmener une vie conforme a mon âge et meme àmon inclination. M. Despréaux m’a tenu trèsbonne compagnie. Toutes vos sœurs sont en bonnesanté, aussi-bien celles qui sont ici que celles quisont au couvent, et qui témoignent toutes deuxune grande ferveur pour achever de se consacrerà Dieu. Babet m écrit les plus jolies lettres dumonde, eties plus vives, sans beaucoup d’ordre,comme vous pouvez croire , mais extrêmementconformes au caractère que vous lui connoissez.Elle nous demande avec grand soin de vos nou-velles. Adieu, mon cher fils : je vous écrirai plusau long une autre fois. J’ai si mal dormi que jen’ai pas la tête bien libre : n’ajez sur-tout aucuneinquiétude sur ma santé , qui au fond est trèsbonne.
LETTRE XXIX.
paris , i 6 mai 1698!
Votre relation du voyage que vous avez, fait àAmsterdam m’a fait un très grand plaisir : je n’aipu m’empêcher de la lire à M. de Valiocour et àM. Despréaux. Je me gardai bien, en la lisant, deleur lire l’étrange mot de lenlalif , que vous avezappris de quelque Hollandois , et qui les auroitbeaucoup étonnés ; du reste je pouvois tout lire