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Tome V.
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À SON FILS.

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quelquefois. Les belles-lettres, où vous avez pristoujours assez de plaisir, ont un certain charmequi fait trouver beaucoup de sécheresse dans lesautres études : mais c’est pour cela même qu’ilfaut vous opiniâtrer contre le penchant que vousavez à ne faire que les choses qui vous plaisent.Vous avez un grand modèle devant les yeux, jeveux dire M. l’ambassadeur; et je ne saurois tropvous exhorter à vous former sur lui le plus quevous pourrez. Je sais qu’il y a beaucoup de sujetsde distraction et de dissipation à la Haye; mais jevous crois 1 esprit maintenant trop solide pour vouslaisser détourner des occupations que M. l’ambas-sadeur veut bien vous donner; autrement il vau-droit mieux revenir que d’être à charge au meil-leur ami que j’aie au monde.

Je vous dis tout ceci, non point que j’aie aucunsujet d’inquiétude, étant au contraire très contentdes témoignages qu’on rend de vous ; mais commeje veille continuellement à ce qui vous est avan-tageux, j’ai pris cette occasion de vous exciter àfaire de votre part tout ce qui*peut faciliter lesvues que mes amis pourront Avoir pour vous. Jesuis chargé do beaucoup de compliments de tousvos petits amis de ce pays-ci : je dis petits ami'sen comparaison des protecteurs dont je viens devous parler. J’ai laissé votre mère et toute la fa-mille en bonne santé, excepté que votre sœur esttoujours sujette à ses migraines : je crains bien quela pauvre fille ne puisse pas accomplir les grands

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