A SON FI LS. 27.
son noviciat doit encore durer. Babet souhaiteaussi avec ardeur que son temps vienne poursc consacrer à Dieu. Toute la maison où elleest l'aime tendrement , et toutes les lettres quenous en recevons ne parlent que de son zèle et desa sagesse. On dit qu elle est fort jolie de sa per-sonne. Vous jugez bien que nous ne la laisseronspas s’engager légèrement, et sans être bien assurésd’une vocation. Vous jugez bien aussi que toutcela n’est point un petit embarras pour votremère et pour moi; et que des enfants,, quand ilssont venus en âge, ne donnent pas peu d’occupa-tion. Je vous dirai sincèrement que ce qui nousconsole quelquefois dans nos inquiétudes, c'estd’apprendre que vous avez envie de bien faire, etde vous instruire des choses qui peuvent convenireux vues que l’on peut avoir pour vous. Songeztoujours que notre fortune est très médiocre, etque vous devez beaucoup plus compter sur votretravail que sur une succession qui sera fort par-tagée. Je voudrois avoir pu mieux faire. Je com-mence à être d’un âge où ma plus grande applica-tion doit être pour mon salut. Ces pensées vousparoitront peut-être un peu sérieuses ; mais voussavez que j’en suis occupé depuis fort long-temps.Comme vous avez de la raison , j'ai cru vous devoirparler avec cette franchise à l’occasion de votresœur, qu'il faut maintenant songer à établir. Maisenfin bous espérons que Dieu, qui ne nous a point