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Tome V.
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284 I E T T R' E S D E RACINE

que nous avons de l’application qu’il nous sembleque vous donnez au travail. Soyez persuadé quevous ne sauriez nous faire plus de plaisir que devous remplir l’esprit de choses propres à vousfaire bien exercer votre charge. Je ne puis assezvous témoigner combien je suis sensible à toutesles bontés que M. l’ambassadeur a pour vous. Vousme manderez à votre loisir le prix de la toile et dela dentelle que vous avez achetées pour vos che-mises. Votre petit frère vous fait bien des compli-ments : le pauvre petit nous promet bien qu'iln’ira pas à la comédie comme vous. Dans la lettreque vous m’avez écrite vous me demandez deprier Dieu pour vous ; si mes prières étoient exau-cées , vous seriez bientôt un parfait chrétien ,puisque .je ne souhaite rien avec plus d’ardeurque votre salut : mais songez, mon fils, que lespères et mères ont beau prier le Seigneur pourleurs enfants, si les enfants ne travaillent pas à labonne éducation qu’on tâche de leur donner.Adieu, mon cher fils : je vous embrasse.

Ensuite est écrit de la main de Racine malade :

Je n’ajoute qu’un mot à Ja lettre de votre mèrepour vous dire que j’approuve le conseil qu’onvous a donné d’apprendre l’allemand. J’en ai ditun mot à M. de Torcy, qui vous exhorte aussi deson côté, et qui croit que cela vous sera extrême-ment utile. Tout ce que j’apprends de veus fait laplus grande consolation que je puisse avoir.

Il ne tient pas à M. de Bonnac que vous ne