Band 
Tome V.
Seite
286
JPEG-Download
 

a86 LETTRES DE RACINEfait le roi d’Angleterre. Je suis fort obligé àM. l'ambassadeur, et de vous avoir attiré ce bontraitement, et d’en avoir bien voulu rendrecompte auroi.M. deïorcy m’a promis de se servirde cette occasion pour vous rendre de bons offices.M. Despréaux est fort content de tout ce que vousécrivez du roi d’Angleterre. Vous voulez bien queje vous dise en passant que quand je lui lisquelqu’une de vos lettrés, j’ai soin d’en retrancherles mots d'ici, de là et de ci, que vous répétez jus-qu’à sept ou huit fois dans une même page ; cesont de petites négligences qu’il est fort aisé d’é-viter : du reste nous sommes très contents de lamanière naturelle dont vous écrivez. M. de Torcym’a montré le livre du pur Amour que M. l’am-bassadeurlui a envoyé, mais il n’a pu me le prêter.Cette affaire va toujours fort lentement à Rome.

M. de Bonnac est trop bon d’être si content devous s j’aurois bien voulu faire mieux pour luitémoigner toute l’estime que j’ai pour lui, laquelleest fort augmentée depuis que j’ai eu l'honneurde lientvetenir à fond, et que j’ai découvert nonseulement toute la netteté et la solidité de soi)esprit, mais encore la bonté de son cœur et lasensibilité qu'il a pour ses amis.

Vous ne m'avez rien mandé deM. de Tallard:comment est-on content de lui ? On m'a dit qu'illogeroit à Utrecht pendant que le roi d'Angle»fï'rre sera à Loo. Faites bien des amitiés au fils da