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[1593], et la Satire Ménipée donnent un nouveau carac-tère à la langue française.
Les autres pays sont moins riches en talents illustres.Cependant l’Allemagne cite son Luther, le cordonnier poèteHans Sachs, et les peintres Albert Durer et Lucas Cra-nach. Le Portugal et l’Espagne ont leurs écrivains illustres,le Camoëns, Lope de Vega et Cervantès; les Pays-Bas etl’Ecosse, leurs érudits et leurs historiens, Juste-Lipse[1616] et Buchanan [1582]. — Sur lçs quarante-trois uni-versités fondées au seizième siècle, quatorze le furent parles seuls rois d’Espagne, dix par Charles-Quint.
§ IL — Philosophie et sciences.
La philosophie dans le siècle précédent n’a été cultivéeque par des érudits. Elle s’est bornée à attaquer la scolas-tique et à lui opposer le platonisme. Peu à peu, entraînéepar un mouvement plus rapide, elle porte l’examen sur tousles objets. Mais on a trop peu d'observations, nulle mé-thode; l’esprit humain cherche au hasard. Beaucoupd’hommes découragés deviennent les plus audacieux scep-tiques.
Érasme, mort en.
Vivès.
Rabelais . . . .
Cardan.
Xelesio.
. 1533 Montaigne, mort en. . . 15ÎI2
. 1540 G. Bruno.1600
. 1553 Charron. . . 1,603
. 1576 Boehm.1624
. 1588 Campanella.1639
La théorie de la politique naît avec Machiavel ; mais aucommencement du seizième siècle, les Italiens n’ont pas faitassez de progrès dans cette science pour voir qu’elle se con-cilie avec la morale.
Machiavel, mort en. . . . 1529 Bodin, mort enThomas Morus.1533
1596