d’un apothicaire de Brives-la-Gaillarde. Le régent est na-turellement uni avec l’Angleterre, qui, sous la maison deHanovre, représente aussi le principe moderne, comme enAllemagne la jeune royauté de Prusse, dans le nord laRussie créée par Pierre le Grand. L’ennemi commun estl’Espagne, aux dépens de laquelle s’est faite la paix d’U-trecht. L’Espagne et la France, d’autant plus ennemiesqu’elles sont parentes, se rega r dent d’un oeil hostile. Leministre espagnol, l’intrigant Alberoni entreprend de rele-ver le vieux principe par toute l’Europe. Il veut rendre àl’Espagne tout ce quelle a perdu, et donner la régence de
Paix d’Aix-la-Chapelle. La France, l'Angleterre et la Hollande se ren-dent leurs conquêtes en Europe et dans les deux Indes; Parme, Plai-sance et Guastalla sont cédés à don Philippe (frère des rois de Naples etd'Espagne, et gendre de celui de France); la Pragmatique de Charles VI.la succession de la maison de Hanovre en Angleterre et en Allemagne ,la possession de la Silésie par le roi de Prusse, sont confirmées et ga-ranties.
Guerre de Sept ans , 1756-1763.
La jalousie de l’Autriche arme l’Europe contre un souverain qui nemenace point l'indépendance commune. L’Angleterre lutte en mêmetemps contre la France et l’Espagne. Frédéric et William Pitt, unis d’in-térêts , conduisent séparément la guerre continentale et la guerre mari-time. — Supériorité de Frédéric; son génie militaire; discipline de sestroupes, habileté de ses lieutenants, le prince Henri, Ferdinand deBrunswick, Schwerin, Seidlilz, Schmcttau, Keith. L’Autriche lui op-pose, comme généraux, Brown, Daw, Landon ; et comme négociateur,Kaunitz. — La France, en attaquant l’Angleterre dans le Hanovre,force ce royaume et les États voisins à devenir le rempart de Frédéric, etnéglige la guerre maritime. — Le pacte de famille trop tardif pour êtreutile à la France. — Frédéric sort vainqueur de sa lutte contre l’Eu-rope. La Prusse subsiste et garde la Silésie.L’Angleterre atleint son but,la destruction de la puissance maritime de la France. Frédéric, quoiqueaffaibli, partage toujours le premier rang avec l’Angleterre. Mais il nedésire plus la guerre, et l’union de la France et de l’Autriche promet unelongue paix au continent. — Mésintelligence entre la France et l’Angle-terre. 1751, Premières hostilités en Amérique. 1756, Alliance de l'An-gleterre avec la Prusse, de la France avec l’Autriche. Partage projeté