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TITRE II.
portait, à plusieurs reprises, son attention sur ledessèchement des marais. «L’Assemblée nationale« (dit la loi-instruction du 12 août 1790, chap. VI)» a considéré les dessèchements comme une dess> opérations les plus urgentes et les plus essen-» tielles à entreprendre. Par eux seront restitués à» la culture de vastes terrains qui sollicitent de toute« part l’industrie des propriétaires et l’intérêt du gou-» vernement, par eux sera détruite une des causes» qui nuisent à la santé des hommes et à la prospé-» rité des végétaux ; par eux des milliers de bras qui» manquent d’ouvrage , et que la misère et l’intrigue» peuvent tourner contre la société, seront occupés» utilement. « A quelques mois de là, la même As-semblée rendait le décret du 26 décembre 1790,dont le préambule est ainsi conçu : « L’Assembléeii nationale, considérant qu’un de ses premiers de-» voirs est de veiller à la conservation des citoyens,» à l’accroissement de la population, et à tout ce qui» peut contribuer à l’augmentation des subsistancesh qu’on ne peut attendre que de la prospérité de l’a-ii griculture, du commerce et des arts utiles, sou-ii tien des empires; considérant que le moyen de3 ) donner à la force publique tout le développement3 ) qu’elle peut acquérir, est de mettre en culture» toute l’étendue du territoire ; considérant qu’il est33 de la nature du pacte social que le droit sacré de33 propriété particulière, protégé parles lois, soit33 subordonné à l’intérêt général ; considérant enfin33 qu’il résulte de ces principes éternels que les ma-