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Tome premier.
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352
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TITRE II.

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causent à l’agriculture, ne font que rendre le malpour le bien (1).

Tout en reconnaissant la faveur qui s’attache àla destination primitive de ces usages, on ne peutnéanmoins se dissimuler qu’en droit, du momentqu’ils ne sont plus un don volontaire, comme ilsl’étaient dans l’origine, ils constituent aujourd’huide véritables dérogations à la liberté naturelle dela propriété du sol et de tous ses produits. Il estégalement certain qu’en fait, et par la suite destemps, ces usages, détournés de leur innocenceprimitive , sont devenus, dans les campagnes, l’oc-casion et le prétexte de trop réels et trop fréquentsabus. Il est incontestable, enfin, au point de vuede l’intérêt de la production générale, que, si di-verses tolérances ont pu être établies, sans griefappréciable pour l’économie publique, à des épo-ques où la terre suffisait largement à la nourriturede populations peu nombreuses, ces mêmes tolé-rances portent aujourd’hui un grave préjudice à lasociété, en tant quelles condamnent l’agriculture àun état stationnaire, et mettent obstacle à des pro-grès que l’augmentation continue de la populationrend cependant indispensables.

On s’est efforcé, depuis bien des siècles, de con-cilier la sympathie due à ces institutions charitablesavec le besoin non moins sacré de la répression des

(1) Édit du 2 nov. 1554; Arrêts du Parlement de Paris duIl juill. 1782, du 16 fév. 1784, etc.