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La Henriade : avec les notes / poème par Voltaire
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2 s IDÉE DE LA IIENRIADE.mort de ce jeune homme semblait rendre henri itun peu odieux, sans le rendre plus grand. On a faitpasser Duplessis-Mornai en Angleterre auprès de lareine Elisabeth, parcequ’effectivement il y fut en-voyé, et qu’on s’y ressouvient encore de sa négocia-tion. On s’est servi de ce même Duplessis -Mornaidans le reste du poème, parcequ’ayant joué le rôlede confident du roi dans le premier chant, il eûtété ridicule qu’un autre prît sa place dans les chantssuivants; de même qu’il serait impertinent dans unetragédie (dans Bérénice, par exemple) que Titus seconfiât à Paulin au premier acte, et à un autre aucinquième. Si quelques personnes veulent donnerdes interprétations malignes à ces changements, l’au-teur ne doit point s’en inquiéter : il sait que qui-conque écrit est fait pour essuyer les traits de la ma-lice.

Le point le plus important est la religion, quifait en grande partie le sujet du poëme, et qui en estle seul dénouement.

L’autenr se flatte de s’être expliqué en beaucoupd’endroits avec une précision rigoureuse qui ne peutdonner aucune prise à la censure. Tel est, par exem-ple , ce morceau sur la trinité :

La puissance, l’amour, avec l’intelligence,

Unis et divisés , composent son essence.

Et celui-ci :

Il reconnaît l’église ici-bas combattue,

L’église toujours une, et par-tout étendue ;

Libre, mais sous un chef, adorant en tout lienDans le bonheur des saints la grandeur de son Dieu.Le Christ, de nos péchés victime renaissante,

De ses élus chéris nourriture vivante,

Descend sur les autels à ses yeux éperdus,

Et lui découvre un Dieu sous un pain qui n’est *