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servait de sa personne dans les.armées, de sa plumecontre les excommunications des papes, et de songrand art de négocier, en lui cherchant des secourschez tous les princes protestants.
Le principal chef de la Ligue était le due de Ma-yenne : celui qui avait le plus de réputation aprèslui était le chevalier d’Aumale, jeune princé connupar celte fierté et ce courage brillant qui distin-guaient particulièrement la maison de Guise. Ils ohtinrent plusieurs secours de l’Espagne; mais il u’estquestion ici que du fameux comte d’Egmont, fils del’amiral, qui amena treize ou quatorze cents lances auduc de Mayenne. On donna beaucoup de combats,dont le plus laineux, le plus décisif, et le plus glo-rieux pour Henri IV, fut la bataille d’Ivry, où leduc de Mayenne fut vaincu, et le comte d’Egmontfut tué.
Pendant le cours de cette guerre le roi était de-venu amoureux de la belle Gabrielle d’Estrées ; maisson courage ne s’amollit point auprès d’elle, témoinla lettre qu’on voit encore dans la bibliothèque duroi, dans laquelle il dit à sa maîtresse ; <* Si je suis« vaincu , vous me connaissez assez pour croire que« je ne fuirai pas ; mais ma derniere pensée sera à« dieu, etl’avant-derniere à vous. »
Au reste on omet plusieurs faits considérables,qui, n’ayant point de place dans le poème, n’en doi-vent point avoir ici. On ne parle ni de l’expédi-tion du duc de Parme en Vrance, qui ne servit qu’àretarder la chute de la Ligue, ni de ce cardinal dePourbon, qui fut quelque temps un fantôme de roisous le nom de Charles X. Il suffit de dire qu’aprèstant de malheurs et de désolation, Henri IV se fitcatholique, et que les Parisiens, qui haïssaient sareligion et révéraient sa personne, le reconnurentalors pour leur roi.