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CHANT IV.
Ainsi, dans les fureurs de ces embrasementsQui changent les cités en de funestes champs,
Le fer, l’airain, le plomb, que les feux amollissent,Se mêlent, dans la flamme, à l’or qu’ils obscurcissent.
Dans ces jours de tumulte et de sédition,
Thémis résistait seule à la contagion ;
La soif de s’agrandir, la crainte, l’espérance,
Rien n’avait dans ses mains fait pencher sa balance;Son temple était sans tache, et la simple équitéAuprès d’elle, en fuyant, cherchait sa sûreté.
II était dans ce temple un sénat vénérable,
Propice à l’innocence, au crime redoutable,
Qui, des lois de son prince et l’organe et l’appui,Marchait d’un pas égal entre son peuple et lui.
Dans l’équité des rois sa j uste confiance
Souvent porte à leurs pieds les plaintes de la France.
Le seul bien de l’état fait son ambition ;
II hait la tyrannie et la rébellion ;
Toujours plein de respect, toujours plein de courage,De la soumission distingue l’esclavage ;
Et,pour nos libertés toujours prompt à s’armer,Connaît Rome, l’honore, et la sait réprimer.
Des tyrans de la ligue une affreuse cohorteDu temple de Thémis environne la porte :
Bussi les conduisait; ce vil gladiateur,
Monté par son audace à ce coupable honneur,Entre, et parle en ces mots à l’auguste assembléePar qui des citoyens la fortune est réglée :Mercenaires appuis d’un dédale de lois,
Plébéiens, qui pensez être tuteurs des rois .
Lâches, qui dans le trouble et parmi les cabale*»Mettez l’honneur honteux de vos grandeurs vénales,