LA HENRIADK.
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CHANT VIL
ARGUMENT.
Saint Louis transporte Henri IV en esprit au ciel et auxenfers ; et lui fait voir, dans îe palais des destins, sapostérité, et les grands hommes que la France doitproduire.
Du Dieu qui nous créa la clémence infinie,
Pour adoucir les maux de cette courte vie,
A placé parmi nous deux êtres bienfaisants,
De la terre à jamais aimables habitants,
Soutiens dans les travaux, trésors dans l’indigence,L’un est le doux sommeil, et l’autre est l’espérance :L’un, quand l’homme accablé sent de son faible corpsLes organes vaincus sans force et sans ressorts,Vient par un calme heureux secourir la nature,
Ht lui porter l’oubli des peines qu’elle endute ;L’autre anime nos coeurs , enflamme nos désirs;
Et, même en nous trompant, donne de vrais plaisirs;Mais aux mortels chéris à qui le ciel l’envoieElle n’inspire point une infidèle joie ;
Elle apporte de Dieu la promesse et l’appui ;
Elle est inébranlable, et pure comme lui.
Louis, près de Henri, tous les deux les appelle :Approchez vers mon fils, venez, couple fldele.
Ee sommeil l’entendit de ses antres secrets :
Il marche mollement vers ces ombrages frais.