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La Henriade : avec les notes / poème par Voltaire
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l’édit de la saiute union, et de la liberté naturelle de laconvocation des états?

« Après avoir ouï sur ces articles la délibération mûre,exacte, et libre, de tous les docteurs assemblés au nom-bre de soixante et dix, et avoir entendu plusieurs raisonsdiliérentes, tirées en grande partie tant des saintes écri-tures que des saints canons et des décrets des ^pontifes;il a été conclu par M. le doyen de la même faculté, sansréclamation, et ce, par forme de conseil, pour lever lesscrupules dudit peuple:

« D’abord, que le peuple de ce royaume est délié duserment de fidélité prêté au roi Henri;

« Ensuite, que le même peuple peut en sûreté deconscience s’armer, s’unir, lever de l’argent, et confri-buer pour la détense et conservation de la religion ca-tholique, apostolique, et romaine, contre les horriblesprojets et attentats du susdit roi et de ses adhérents,depuis qu’il a violé la foi publique, au préjudice de lasusdite religion catholique^ de l'édit de la sainte union,et de la liberté naturelle de la convocation des états.

« De plus, la même faculté de Paris a jugé à proposd’envoyer cette conclusion au pape, pour qu’il daignel’approuver et confirmer par l’autorité du saint-siegcapostolique, et par ce moyen secourir l’église gallicanequi est dans le plus pressant danger.»

( Page «S5, v. oo.. ) L’étendard de la croix...

Dès que Henri HI et le roi de Navarre parurent enarmes devant Paris, la plupart des moines endossèrentla cuirasse et firent la garde avec les bourgeois. Cepen-dant cet endroit du poème désigne la procession de iaLigue, où douze cents moines armés fireut la revue dansParis, ayant Guillaume llose, évêque de S eu lis, à leurtête. On a placé ici ce fait, quoiqu’il ne soit arrivé qu’a-près la mort de Henri UL

( Page S6, v. ij.) La discorde a choisi....

Ce n’est point à dire qu’il n’y eût que seize particuliersséditieux, comme l’a marqué l’abbé le Gendre, dans sapetite Histoire de France : mais on les nomma les Seize,