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L’INSTRUCTION PUBLIQUE A STRASBOURG , ETC.d’une grande école ecclésiastique dans les bâtiments d’uncouvent habité par des religieuses de mœurs suspectes 1 ,n’obtint que la création d’une école latine, attachée à lacathédrale. En 1509 il en confia la direction à JérômeGuebwiler, jusque-là supérieur de l’école de Schlestadt 2 ;quelques années plus tard on adjoignit à ce savant le poëteOtlmar Luscinius, élève des universités de Paris, de Lou-vain et de Vienne, et fort estimé par ses contemporainspour sa «rare érudition » 3 .
Cependant cet enseignement était trop incomplet, tropimparfaitement organisé pour avoir une longue durée aumilieu des rapides progrès de celte époque.
On avait bien compris que, pour faire revivre les étudesclassiques, il fallait les baser sur une instruction gram-maticale meilleure que celle qui s’était donnée jusque-là;aussi faisait-on quelques efforts pour la réformer, mais cesefforts mêmes témoignent de l’incertitude qui régnait àcette époque de transition. Pendant qu’on imprime encoreà Strasbourg le Gemma Gemmarum et le commentaire deTorrentinus sur le Doctrinale, on y publie aussi les traitésde Henri Bébel, de Tubingue, et de ses collègues Hein-richmann et Brassicanus , qui ramenaient la grammaire àdes règles plus simples et plus rationnelles. JérômeGuebwiler lui-même fit une édition du manuel que JeanCochléus avait composé pour l’école de Nuremberg, et qui
1 Wimpheling, Vita Geileri , cap. 30; in Sermon, et car. tract. Geileri.Strasb. 1518, in-fol. — Cis Rhenum Germania , p. 31.
5 En 1509, dans son édition de Polydorus Vergilius, De inventoribos re-ram (Strasb., in-4®), Guebwiler se nomme « mbilissimæ Argentinensis Ec-clesiœ literarii ludi præ/’eclus ; » et, en 1511, Wimpheling le qualifie de«Gymnasii summœ œdis Argent. moderator.y< Sermo ad juvenss. Strasb.1514 , in-4°.
3 « Fir rarœ eruditionis glorià inter paucos celebrandus.» L'iric Zasiusà Rérnius, 17 juin 1526 ; dans Zasii Epistolw, ed. Riegger. Ulm 1774, p. 456.