Brief« an Bonstetten.
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mes choses *). J’ai pris mon parti
de me contenter à mieux mériter; le mêmeDieu, qui m'a donné des talens et volontéAe bien faire, ou en procurera le loisir defaçon ou d’autre; il m’cst souvent difficile detout supporter, mais je m’yfais; eh, mon ami,que notre conscience et notre amitié toit notresoutien! et je vois au delà.
Tu te trompes: un esprit de Vhistoire, ou cequi est la même chose, une histoire universellen’est pas plus impossible (ni aussi plus aisé àfaire) , qu’un esprit des lois. Je ne dis pas,que je pùsse, nique je sois tenté de faire celivre, mais tant qu'il me faudra donner des le-çons sur l’hist. univ.,, je ne saurois m’empê-cher de trouver dans chaque siècle de certainsprincipes, d’où ont découlé les révolutions dece tems; l’cnchainement de ces principes, l’exa-men de leurs causes, de leurs effets, de leurmanière d’opèrer, est une méditation satisfai-sante pour l'esprit. II faudroit être fou pourprétendre, que les cahiers, que j’ai faits pourles jeunes gens, soient une histoire universelle,mais c’est se défier trop des forces de l’esprithumain de prononcer, qu’une bist. univ. soitimpossible. Avec la lecture de Haller et le gé-nie de Montesquieu un homme pourroit la faire,
*) Folgt: eine Klage, daß et abermal, durch Schuldeines gewissen Mannes, dem er nichts zu Leide ge-than, einen erledigten Platz in der Akademie derWissenschaften zu Berlin, den er sich sehr wünschte— so wie auch das Professorat der Geschichte zuGenf, welches seine Freunde für ihn und das Eol-legium wünschten — nicht erhalten habe.