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Berlin j ce lS Not. 1780.
J’aime à croire, mon très clicr Monsieur, qu’ily a quelques lettres de perdues; depuis monséjour à Berne je n’cn,ai point de Gentliod.J’en ni écrit une á Madame Bonnet, le jour demon départ pour l’Allemagne ; j'espère, quevous ne m’aurez pas su mauvais gré d’avoir ditun mot en faveur d’un pauvre jeune homme,qui in'eu avoit si instamment prié; ne l’aurienvous pas fait à ma place; j’espérois trouver de vosnouvelles à Leiprâc, ce fut en vain et Mr. DuMons vient de m’écrire aujourd'hui, qu’il n'aaucune lettre pour moi. Bonst. peut vous avoirécrit ou à Madame, que j’ai été malade d'uncgrosse fluxion aux yeux, qui, après m’avoir em-pêché pendant 3 semaines de lire ct d’écrire, alini par me confiner durant 8 jours dans inachambre les yeux bandés; c’est à Potsdam , quej’ai soutenu cette prison. M’en voilà délivréet mes yeux voient aussi clair que jamais. Enattendant mon arrivée dans Berlin a été retar-dée de 4 semaines. J’y suis depuis le 26 d’Oc-tobre. Mais tel est le nombre des adressesque j’avois et des connoissances, que voulanttout voir, a lin de tout apprécier, j’ai fait st