Briefe an Bonnet.
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mon gré dans l’ainc de rnon lecteur tout ce quiétoit dans la mienne. Chaque jour je découvrede nouvelles beautés Jans cette doctrine de vie,je me persuade, qu’il en sera de même de vous,mon bon ami, si vous continuez à vous enoccuper autant, que je le désire. Je ne doutepas m c me, que vous n’y fassiez des découver-tes nouvelles; car quoique cette riche mine soitexploitée depuis près de dix-huit siècles !! s enfaut bien assurément, que tous les fiions , aux-quels il nous est permis d’atteindrc, aient étémisa découvert. J’aurois souhaité, que vousmoussiez parlé un peu plus en détail de cenouvel ouvrage, que vous projetez, et dontl'hcurcuse idée paroìt vous avoir été inspiréepar l’événèment remarquable, qui fait le sujetprincipal de votre lettre. Je ne saurois tropvous exhorter à ne point perdre de vue unprojet si utile à la société et à vous-même.
A propos de cet ouvrage, je vous feroispart d’un projet, que j’avois moi mémo formé,il y a bien des années et que j’avois communiquéà quelques amis. Jeprojettois une sorte à'essaisur Vhistoire de la providence , où, en parcou-rant rapidement îcs révolutions physiques etmorales de notre planète, j’aurois tenté de dé-couvrir les vues de la sagesse dans ces révolu-tions. Je serois parti d’un principe fondamen-tal, qu’o n ne sauroit guère contester: c’cst quela providence agit par une vue générale, quienveloppe une multitude infinie de vues par-ticulières.
J’avois tâché de découvrir cette vue générale,et je croyois savoir trouvée dans rétablisse-ment et la propagation de la plus grande et dela plus importante de toutes les vérités; je veux