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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Vkksk an Bonnet.

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vous saviez, Monsieur, tout le plaisir, que lavotre m’a donné. Avec cela je suis plus mal-heureux, que coupable; et tellement, qu’á■peine je puis vous écrire enfin. Depuis assezlongtems ma santé s’est sensiblement altérée,et depuis le jour de l’an je n’en ai pas eu unparfaitement bon: c’est un dépérissement, unépuisement de toutes mes forces physiques, quitantôt me permet l’espérance, tantôt sembledevoir accélérer la fin de tous mes maux. J’aiété quelquefois au point de ne pouvoir pasécrire une lettre, de pouvoir à peine me tenirdebout. Depuis quinze jours il s’y est jointune fluxion d'abord sur l’oeil gauche, puis surl’ceil droit, qui m'a privé pendant un terme,que j’ai trouve bien long, de la faculté de lireet d’écrirc ; il m'étoit défendu de sortir. —Mon ame ne s’est nourrie que du souvenir demes anciens amis, dont j’ai fait la très- grandesottise de m’éloigner, et de quelques lecturesallemandes, que mon domestique me faisoit.Je n’ai pas été triste pendant tout ee tems, dumoins la douleur moral n’a été que très-pas-sagère: c’est qu’il existe une source de conso-lations, qui vous est connue depuis longtems,et a laquelle le Bon-Maître, qui la possède,m’á aussi ouvert l’accés, comme tous le savezbleu. De dire ee , que je deviendrai; je ne le«aurois: mon médecin prétend, que le climatm'est contraire , ct que je ne saurois qu’en res-sentir dé plus en plus la ftinêstc influence. Aen juger par mon expérience, le docteur pour-voi t bien ne pas se tromper. Je n’en décideraipas légèrement pourtant. Toutefois je comptede vous voir ct Madame Bonnet, en avril; sice projet est ratifié là -baut. Je ne vous dirai