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Johannes von Müller Briefe.
cumens manuscrits , après avoir cinq fois fait etréfait cet ouvrage, je n’étois parvenu qu’au pointde faire espérer qu'en abandonnant de certainessingularités, je pourrois un jour devenir un as-sez joli historien , il faudroit que j’eusseété bien prévenu de l’étendue de mes forceset que j’eusse été aveuglé par un amour propreimpardonnable, si j’avois continué d’espérerqu’un jour ma plume pourroit ébranler desvices destructeurs du bonheur de ma nation,ou rallumer chez elle l’esprit de nos généreuxct vaillans ancêtres; ce n’est pas les pointes etles jolies choses qui vainquent les passions; lafinesse est bonne dans les intrigues de cour,elle ne produit point ces grands mouvemensde Tarne qui font que de jeunes guerriers, etdes sénateurs se vouent à devenir les héros li-bérateurs et conservateurs de leurs républiques ;dites moi si Demosthène ou Chatham auroientbien fait de sacrifier leur loisir à l’étude deì’éloqucnce, s’ils n’avoient été capables que dedire de jolis traits d’ésprit et de faire entendrefinesse à leurs discours?
: Qnis Martern tunica tectum adamantin»
Digne scripserit? aut pulvere ïroïcoNigrum Merlanen ?
Ne me dites pas que je dois m’exercerljàpeindre désormais les exploits de nos pères avecplus d’énergie; ce qui n’est pas dans mon ame,ne sauroit y entrer par les livres , et je n’aipoint d’autre ame que celle que j’ai montréen exposant le patriotisme des trois libérateurset de d’Erlach et des héros qui sont morts auMorgarttn, à Seffipacli et à Nessels; d’ailleursje ne sais pas être quelque chose seulement à