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Johannes von Müller Briefe.
II est vrai que j’ai une telle horreur de pla-ces, qui en ne me fournissant pas même le néces-saire, me rendroient l’esclave des capricesd’une troupe de jeunes gens ou du savoir faireet de la bonne volonté d’un libraire, que j’ai-mcrois mille fois davantage oublier f ABC, etn’ètre jamais qu’un bon père de famille àSchaffhouse.
Mais si je pouvois obtenir une autre place,je me connois assez, pour pouvoir répondre dela manière dont je m’en acquitterais et du bonemploi qus je ferois du loisir qu’elle me lais-seroit. Ne craignez point que 5 à 600 écussoient capables de m’engourdir.
Si, comme il n’est que trop vraisemblable,il est impossible de trouver ce que je souhaite,j'irai à Genève pour le tems nécessaire à lacomposition du 2d volume de mon histoire:après quoi je reviendrai. Pendant ce tems jeferai quelque chose de Poscarini, des Medicis,-de Raguse ct d’autres pièces, dont vous vou-drez bien avoir la bonté d’insérer cc, qui envaut la peine, dans votre recueil.
Cela est très sur: quant à mon établissement,le plutôt seroit le mieux. To be or not to be,that is the question. Et si ne je puis pas trou-ver ce que vous jugez fort bien être le mieux,il faudra entrer dans d’autres plans , étrangè-res á la carrière des lettres.
Lisez, s’il vous plaît, cette lettre de Mr. leProcureur-Général Tronchin : je vous reverraict nous en parlerons.
Je me fais conscience,
,,cum tot sustineas et tanta negotia soins" —de vous embarasser de tous ces détails: maiscomme il m’impQrtç infiniment, d’avoir votre