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CORNEILLE.
Une épigramme de Boileau s’est attachée au souvenirde ces deux pièces 1 ; elle n’a d’autre mérite que celuid’exprimer assez bien le sentiment de tristesse dont ondevait être saisi en voyant, dans Ayésitas, jusqu’oùpouvait aller la décadence d’un grand homme, et,dans All-ila, combien il importait à la gloire de Cor-neille qu’il bornât là ses efforts. Cependant son nomimposait encore; ce fut lui que choisit Molière pourmettre en vers sa Psyché qu’il n’avait pas le tempsd’achever lui-même ; Quinault, déjà connu, ne futchargé que des intermèdes. Ce fut à Corneille quesongea M raE Henriette d’Angleterre pour le mettre auxprises avec Racine dans un sujet consacré à la peinturedes douleurs de l’amour. Ce sujet de Bérénice, auquelse rattachaient, dit-on, de tendres souvenirs 1 , proposéaux deux poctes, fut traité par tous les deux à l’insul’un de l’autre. «A qui demeura la victoire, dit Fonte-« nelle? au plus jeune. » Fontenelle oublie que le vieuxet grand Corneille fut celui des deux qui donna le plusd’empire à l’amour et le plus de faiblesse à un Romain,puisque son Titus propose à Bérénice de renoncer pour
1 Après U Agésilas,
Hélas !
Mais après i’Altila,
Holà !
« Le goût que Louis XIV et Henriette d’Angleterre avaient eu l’unpour l’autre, et qu’ils avaient sacrifié à la raison encore plus qu'à lavertu.