SCARRON (PAUL).
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la cour suspendirent le paiement de la pension, et leressentiment de l’auteur du Typhon reprit toute sonénergie. Lorsque les cris de l’indignation publique s’é-levaient contre le Mazarin, il ajoutait en riant: a Je luiai dédié mon Typhon, et il n’a pas daigné le regar-der. » A ce motif de vengeance devaient s’en joindrebeaucoup d’autres également propres à réveiller le pa-triotisme d’un homme tel que Scarron. La Fronde étaitle parti de la bonne compagnie ; les rieurs étaient,comme de coutume, contre l’autorité; Scarron devaitnaturellement se ranger du côté le plus gai; et entourédes amis du coadjuteur ou des partisans de M. le Prince,il n’était pas homme à tenir longtemps pour un partidevenu tout à fait ridicule dans les sociétés qui faisaientl’amusement et l’occupation de sa vie. Il devint doncfrondeur; la Mazarinade fut le fruit de sa conversion,et dut lui faire assez d’honneur dans son parti pourpayer le tort qu’elle fit à sa fortune du côté de la cour,et sans doute à sa réputation auprès des gens raisonna-bles. Le cardinal, peu sensible au ridicule après avoirbravé la haine, se faisait lire et jugeait, dit-on, avecimpartialité le mérite littéraire des pièces de vers dontses ennemis avaient soin d’inonder Paris et les pro-vinces. N’eût-il écouté la Mazarinade qu’en homme degoût, on pourrait lui pardonner son humeur contre cetissu rebutant d’injures grossières et obscènes, sansesprit comme sans gaîté; mais de plus, ces coups si