128
LE LENDEMAIN DE LA BATAILLE.
XI
LE LENDEMAIN DE LA BATAILLE.
\ 7 ers l’aube, Charles I er se retira dans une voilure pourprendre quelque repos, le froid était excessif, et dans cettecrise extrême, une heure de solitude devait être pour l’in-fortuné monarque un impérieux besoin.
Aux premières lueurs du jour, les deux armées repri-rent les armes, non plus pour vaincre, non plus avec cesvisions de gloire et de triomphe qui la veille les animaientau combat, mais chacune pour sauver l’honneur de sondrapeau. Les rangs s’étaient grandement éclaircis, les sol-dats étaient abattus par la fatigue, le froid et la faim, sur-tout dans l’armée royale entièrement dépourvue de vivres,d’effets de campement, et qui se trouvait dans une contréesi hostile a sa cause que même les maréchaux de villageprenaient la fuite, pour n’être pas obligés de ferrer les che-vaux des Cavaliers.