HISTOIRE DU MOYEN AGE. 8, $85
Péninsule, les premiers monarques carlovingiens et les Iforth-mans, inquiétèrent les Arabes ; néanmoins, les khalifes se sou-tinrent assez pour naturaliser dans l’Occident les arts et lessciences de l’Orient. Abdérame III le Grand, dans un règneglorieux de cinquante ans (912-961), réprima les révoltes, vain-quit ses ennemis, protégea les lettres, haut de somptueux palais,et fonda la première école de médecine qui ait existé en Europedepuis la chute de l’empire romain. Trente-sept ans après, ladéfaite et la mort de Mohammed-al-Mansor à Médina-Céli (998)commencèrent la décadence du ldialifat occidental. Les diversÉtats qu'il comprenait devinrent la proie do divers usurpateurs,et l’an io3i , IJeseham ÏII termina par sa déposition la série deskhalifes espagnols. Leur dépouille forma neuf royaumes :
1010. royaumes de Murcie et 1021. royaume de Valence.
de Badajoz. 10 23 . royaume de Séville.
ioi 3 . royaume de Grenade. 1026. royaume de Tolède,
mi/p royaume de Saragosse. io 3 i. royaume de Cordoue.
ioi 5 . royaume de Majorque,
11. ETAT SOCIAL ET POLITIQUE DES ARABES EK ESPAGKE» SoiISles khalifes , l’Espagne changea d’aspect; de vastes contrées secouvrirent de palais magnifiques, de jardins, d’écoles savantes,de manufactures, et la population prit un essor rapide. Le paysfut gouverné par des Walis , placés sous la dépendance des vice-rois d’Afrique. Do nombreuses colonies d’Asiatiques, dissémi-nées dans les provinces de la Péninsule, y firent fleurir l’agri-culture et le commerce, pendant que les Espagnols originaires,heureux de conserver lotir religion , leurs lois et leurs magistrats,profitaient des avantages de la conquête sans en ressentir l’hu-miliation.
12. Inclusions des Sarrasins en France, en Italie. Lesprétentions des Sarrasins sur la Septimanie devaient mettre sou-vent aux prises les conquérants de l'Espagne avec les Francs,dominateurs de la Gaule. L’émir Zamah , s’étant emparé deNarbonne, avait fait de cette cité une colonie musulmane etune place d’armes; Eudes, duc d’Aquitaine, arrêta ses entre-prises par la victoire do Toulouse, remportée en 721. Quelquesannées après, Ambiza prit Carcassonne, pilla Nîmes, et s’avançajusqu’à Autun ; mais Eudes le força à repasser l’Aude ( 7 ^ 5 ),Bientôt un danger plus réel menaça la France.
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