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pas plus heureux ; il eut h lutter contre les anathèmes deJean XXII et contre la politique astucieuse des princes deLuxembourg. Une mort subite l’enleva au moment où
quatre électeurs, ses ennemis, venaient de le déposer et d’élireCharles IV de Luxembourg , bis et successeur de Jean l’Aveugle ,roi de Bohême.
La bulle de Charles IV (l350). Charles IV parvint, à forcede largesses et île concessions, h se faire reconnaître par tous lesprinces de l’Empire. Pour obtenir, en Italie, l’honneur d’un se-cond couronnement (i354)> il abandonna la suzeraineté desterres pontificales, et c’est h son retour qu’il publia, dans ladiète de Nuremberg (i 356), la fameuse Bulle cVOr , où se trouveréglé tout ce qui concernait l’élection du roi des Romains. Plusheureux que Rodolphe le Grand, il réussit, avant sa mort, àfaire élire empereur son ii 1s Wenceslas,déjà roi de Bohême (i 3^8) •
Wenceslas, Robert et le grand schisme (i3^8-i4io). Wen-ceslas, livré à d’odieux excès , se fit le protecteur des Hussites.IL s’attira la haine du clergé et du peuple ; ses sujets de Bohêmel'emprisonnèrent (i3q3), et sept ans après, il fut déposé 1 par sesvassaux d’Allemagne (j/joo). Toutefois sa royauté survécut dix-huit ans h son empire.
Robert de Bavière, électeur palatin., monta sur le troue im-périal (i4oo-i4io). H essaya, mais vainement, de s’ouvrir lechemin de Rome par rabaissement des Visconti, maîtres abso-lus du Milanais. A sa mort, la désunion se mit de nouveau dansla diète électorale. On vit en même temps trois empereurs ettrois papes; c’était l’époque du grand schisme d’Occident (p. / j3a).Les électeurs se partagèrent entre Wenceslas , Sigismond, sonfrère, et Josse de Moravie, son cousin ; mais la mort de ce der-nier ramena tous les suffrages à Sigismond, roi de Hongrie etélecteur de Brandebourg.
Règne de Sigismond , d’Albert et de Frédéric III (i/fio-i4y3)* Sigismond essaya de réformer l'Eglise par le concile deConstance ( xl\ Gj ) ; mais il n’y parvint pas. Le concile con-
i. On dit qu’à la nouvelle de sa déposition, il écrivit auxvilles impériales d’Allemagne, qu’il n’exigeait d’elles d’autrespreuves de leur fidélité que quelques tonneaux deleur meilleur vin.