HISTOIRE DU MOYEN AGE. iQ.
Après la mort de Louis et de Jeanne II (i 435 ), René d’Anjous’engagea dans la lutte; il ne put tenir contre Alphonse V, quiresta maître paisible des Deux-Siciles (i 44 2 * I 458 ). Il laissa leroyaume de Naples <H Ferdinand, son fils naturel, et ceux d’A-ragon, de Catalogne et de Valence, les îles Baléares, la Sar-daigne et la Sicile à son frère Jean II, usurpateur de la Navarreet père de Ferdinand le Catholique; mais la maison d’Anjoutransmit ses prétentions au roi de France, Charles VIII, et lasuccession de Naples agita toute l’Europe.
2. Progrès des républiques maritimes ; Venise, Gènes etPise.A la lin du i 3 e siècle, Venise perdit son influence h Constanti-nople, et la perte de deux grandes batailles navales (1293-1298)força le doge Gradenigo de conclure une paix humiliante avecles Génois. Vers cette époque, le gouvernement vénitien devintune aristocratie héréditaire; l’autorité du dogat fut restreinte, etla noblesse, inscrite sur le livre cTOr ( i 3 io). Les conjurationsde Marino Bocconio et de Bohémond Tiepolo,ne firent queconsolider l’aristocratie, qui se mit sous la garde du terrible etmystérieux Conseil des Dix .
La Corse, disputée par les Génois aux Pisans , brouilla pourjamais les deux peuples. Après la bataille de Méloria (1284), lesGuelfes dominèrent à Pise , où leur chef Ugolin devint avec scsenfants la victime des Gibelins. Les discordes y devinrent alors siviolentes, qu’elle fut réduite par Gènes h combler son port (1290)*
3. Translation du saint-siège a Avignon j grand schismeD’Occident ; CONCILES DE CONSTANCE ET DE liALE (i 3^8“i*Depuis qu’Avignon était devenu, avec Clément V, créature dePhilippe le Bel, la résidence des papes 1 (1878), Rome flottaentre l’oligarchie et la démocratie, les nobles et les tribuns,les Gibelins et les Guelfes. Du milieu de cette anarchie,sortit Nicolas Gabrino de Rienzi, fils d'un eabaretier, qui,devenu l’orateur le plus distingué de son temps , rétablit, parle seul empire de la parole, le gouvernement de la républiquesous le nom de Bon Etat (i 347 )» li en fit jurer l’observation
1. Les papes avaient transféré le saint-siège à Avignon p,ouréchapper aux troubles continuels excités par la turbulence des
Romains.